Les huiles

Les Origines

Les Chinois et les Égyptiens ont été les premiers à découvrir le potentiel des plantes, il y a plus de 4500 ans. Les Égyptiens utilisaient notamment les huiles essentielles pour embaumer leurs défunts. Mais c’est Aristote, Hippocrate, Caton l’ancien, Dioscoride, Galien, botanistes et médecins grecs et romains, qui ont posé les premières pierres de la phytothérapie.
L’aromathérapie moderne, quant à elle, a commencé en France avec le travail d’un pharmacien, René-Maurice Gattefossé et d’un médecin, Jean Valnet.
Victime d’une explosion dans son laboratoire et gravement brûlé, René-Maurice Gattefossé, né en 1881, est bientôt atteint de gangrène gazeuse. En dernier recours, il applique sur ses plaies infectées de l’huile essentielle de lavande et les résultats sont stupéfiants. La gazéification du tissu cesse. Il consacra sa vie à l’aromathérapie.
Le docteur Valnet, médecin et chirurgien des armées, a utilisé les huiles essentielles sur les blessures et brûlures de soldats pendant la guerre d’Indochine. Père de la phyto-aromathérapie moderne, il a donné naissance aux deux grands courants d’aromathérapie moderne.
Bien que le nom soit relativement récent, la thérapie par les huiles essentielles remonte à plus de 5’000 ans et était pratiquée par de nombreuses civilisations à des fins diverses : comme parfum, lors de fêtes et de rituels, pour le cosmétique, les massages, en médecine, pour la cuisine, etc., mais toujours dans le but d’améliorer le bien-être, une des clefs de la santé !

Qu’est-ce qu’une huile essentielle

Une huile essentielle est un concentré de la plante (feuilles, fleurs, écorce, zeste…), composée de molécules aromatiques très puissantes, aux propriétés thérapeutiques précises. Il existe 3 modes d’administration des huiles essentielles :
olfactif, cutané ou oral.
La voie orale est principalement utilisée pour traiter les infections internes, les troubles circulatoires, digestifs ou métaboliques. On peut soit avaler les huiles essentielles via un comprimé neutre ou dans une cuillère à café de miel, soit les poser directement sous ou sur la langue. Cependant, toutes les huiles essentielles ne peuvent être avalées !
La voie cutanée est extrêmement efficace pour les courbatures, les troubles circulaires… Couplées avec une huile végétale, les huiles essentielles pénètrent rapidement et agissent de manière prolongée. Attention toutefois aux huiles essentielles photosensibilisantes, irritantes ou allergènes.
La voie olfactive est une formidable « machine à soigner ». Dans chaque narine, nos muqueuses olfactives comprennent 10 millions de cellules nerveuses.
La diffusion est surtout employée pour les problèmes nerveux ou psychologiques, puisque les huiles essentielles déclenchent des changements du système limbique, c’est-à-dire dans la partie du cerveau associée à la mémoire et aux émotions. Celui-ci peut, à son tour, ordonner de sécréter telle ou telle hormone, substance immunitaire… Cela provoque en nous des effets physiologiques mesurables comme la baisse du niveau de stress, l’amélioration de la concentration, etc…

Y-a-t-il des restrictions d’usage ou contre-indication ?

Employez les huiles essentielles avec modération et précautions, elles sont très puissantes.
En dehors des allergies toujours possibles, les huiles essentielles sont déconseillées pour les femmes enceintes, allaitant, les enfants de moins de 6 ans et les personnes épileptiques. Si vous êtes sous traitement, vérifiez préalablement auprès de votre médecin. Les huiles essentielles sont très puissantes, c’est la raison pour laquelle, il ne faut jamais les utiliser en intraveineuse, en intramusculaire ou dans les yeux.
Certaines huiles peuvent être aussi « photosensibilisantes » ; c’est-à-dire qu’elles réagissent fortement à la lumière du soleil et des rayons UV.
C’est pourquoi si vous vous appliquez une huile sur le corps, veillez à ne pas vous exposer au soleil direct.

Précautions :

  1. Se laver les mains après chaque contact avec la synergie aromatique pour éviter l’irritation de l’œil ou de la peau. En cas de projection dans l’œil ou sur une muqueuse, rincer à l’aide de compresses imbibées d’huile végétale.
  2. Respecter toujours scrupuleusement la posologie ou les indications sur les flacons.
  3. Si l’on se sait allergique, réaliser un test de tolérance en appliquant quelques gouttes dans le pli du coude.
  4. Ne pas ingérer de grandes quantités d’huile essentielle et ne pas introduire d’huile essentielle dans l’œil, le nez ou les oreilles.
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